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Aérojournal : Histoire de la guerre aérienne

Aérojournal hors-série n°31 : P-38 LIGHTNING

Aérojournal n°1 : Naissance de la 8th Air Forcezoom

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Aérojournal n°1

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Dossier spécial : Air Force One

Naissance de la 8th Air Force

Quand, le 11 décembre 1941, l’Allemagne déclare la guerre aux États-Unis, l’US Army Air Force (USAAF) a une idée déjà bien arrêtée à propos de l’emploi de l’aviation. Seule parmi toutes les autres forces aériennes au monde, l’USAAF a défini le bombardement stratégique comme la fonction primaire d’une aviation militaire. Le général « Bill » Mitchell, qui en deviendra le grand théoricien, a résumé la doctrine future en ces quelques phrases :
« Une force aérienne doit attaquer l’ensemble de la structure nationale de l’ennemi et, en particulier, le tissu économique. Une nation peut capituler simplement à cause de la remise en cause de l’équilibre délicat de son organisation complexe. Il est possible que l’effondrement du moral dû à la désorganisation du tissu économique soit suffisant pour amener l’ennemi à se rendre, mais l’objectif principal doit être l’industrie elle-même et non le moral de la population »...

Sommaire du dossier :

Naissance de la 8th Air Force
La Forteresse volante
Une forteresse vulnérable
Le Norden : l’arme fatale de l’Air Force
Le Libérator
Une escorte ? Pourquoi faire ?
Le Thunderbolt

Ta-152

La dernière merveille de Kurt Tank

Parmi les machines à moteur conventionnel qui émergent dans les derniers mois de la guerre, peu allient une véritable élégance des lignes à une efficacité redoutable. Le Focke-Wulf Ta 152H fait incontestablement partie de cette catégorie. Arrivé trop tardivement au front et en trop petit nombre, il ne prendra part qu’à quelques combats sporadiques. Il n’en laissera pas moins une vive impression dans l’esprit de ses pilotes...

Les pirates des Salomon

La VF 17 “Jolly Rogers”

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Blackburn officie à la Naval Aviation Flying School de Miami, plus précisément à Opa-Locka, où il participe à l’instruction de cadets venant à peine de décrocher leurs « ailes ». Blackburn est réputé pour ses qualités didactiques, sa rigueur, son exigence ainsi que son sens de l’organisation et de la débrouillardise. Toutefois, si « Tom » est apprécié par ses supérieurs, lui désespère de parvenir à décrocher le commandement d’une unité de combat, ce malgré des demandes répétées. Car, en prime, l’homme est têtu ! Mais rien n’y fait et les bureaucrates font la sourde oreille. C’est aussi à Opa-Locka que la route de Blackburn croise celle de Roger Hedrick, son futur second à la VF-17. Les deux hommes se lient d’amitié et, le dimanche 7 décembre 1941, c’est ensemble qu’ils apprennent à la radio le raid de la flotte combinée japonaise sur Pearl Habor. Les Américains découvrent avec consternation l’ampleur des dégâts causés à la Pacific Fleet par les pilotes nippons. Comme des millions de ses compatriotes, « Tom » Blackburn sait ce qu’il lui reste désormais à faire...

Rudy Augarten

De l’étoile blanche à l’étoile de David

Peu de pilotes ont été consacrés « as » au cours de deux conflits. Ils ont été encore moins nombreux à avoir remporté des victoires au sein de deux forces aériennes distinctes et aux commandes de quatre types d’avion différents. Rudolph « Rudy » Augarten appartient à cette catégorie de pilotes d’exception. Ses deux premières victoires, il les remporte en octobre 1944 à bord d’un P-47 de l’USAAF au-dessus de l’Europe et les suivantes à bord d’un Avia S-199, d’un Spitfire et d’un P-51 frappés de l’étoile de David de la jeune aviation israélienne...

Dresde 1945

Entre mythe et réalité

14 février 2005 : prenant prétexte du soixantième anniversaire du bombardement de Dresde par les Alliés, près de cinq mille néo-nazis défilent dans les rues de la ville sur fond de musique wagnérienne, en une sinistre parodie des Chemises brunes de l’époque hitlérienne. Ils dénoncent « l’holocauste » commis par les Anglo-Saxons, le choix du terme ne relevant évidemment pas du hasard, puisqu’il s’agit de mettre sur le même plan les bombardements stratégiques et le génocide juif perpétré par le IIIe Reich. L’assimilation et la banalisation ne sont-elles pas les premières étapes menant à la négation proprement dite ?
Il est vrai que la destruction de cette cité est environnée d’un certain nombre de légendes visant à satisfaire une réhabilitation du nazisme, certaines de ces légendes ayant été propagées par un militant d’extrême droite britannique du nom de David Irving : les Alliés auraient sciemment attaqué une ville surpeuplée et sans défense, dépourvue d’intérêt militaire, dans le seul but de détruire le peuple allemand – tuant ainsi plus de 135 000 personnes. La réalité, pour sa part, est infiniment plus complexe, voire tout à fait différente de ce que les thuriféraires de la propagande nationale-socialiste ont affirmé.
Le raid survient en effet en temps de guerre, contre une ville d’une grande richesse culturelle mais qui se trouve également être un centre industriel non négligeable doublé d’un important nœud de communications pour le front de l’Est. Les bombardements effectués par les Britanniques, puis par les Américains, auront pour vocation de terroriser et désorganiser ce point fort de la défense orientale allemande. Mais la violence de l’assaut suscitera peu après une ardente controverse, laquelle fournira des armes aux héritiers du nazisme...

Pilotes d'essais

Sur jets

Le tout premier avion à réaction britannique, le Gloster E28/39, effectue son premier vol depuis Cranwell, le 15 mai 1941. Propulsé par un réacteur W.1, conçu par Frank Whittle, et développant une poussée de 385 kg, il subit de très nombreux essais afin de valider le concept du chasseur à réaction. En 1943, les deux prototypes du E28/29 (W4041 et W4046) sont transférés à Farnborough, en partie pour une étude poussée des réacteurs, mais surtout pour une batterie de tests aérodynamiques destinés à appréhender le nouveau phénomène de compressibilité. W.S. Farren (futur Sir William), directeur du RAE (Royal Aircraft Establishment), comme bien d’autres ingénieurs à cette époque, entrevoit la possibilité d’atteindre la vitesse du son avec un avion sans hélice, celle-ci étant jugée comme un élément restrictif. C’est dans cette optique qu’est créé le « T » Flight sous les ordres du Squadron Leader D.B.S. Davie, le « T » signifiant turbine. Cette petite unité du RAE de Farnborough a sous sa responsabilité les deux seuls avions à réaction britanniques, à la fois très modernes et très secrets. Logé dans un hangar Robin sous haute surveillance, ce Flight fait partie intégrante de l’Experimental Flying Department, commandé par le chef des essais en vol, le Group Captain A. Hards, avec comme chef pilote le Wing Commander H.J. Wilson (puis le Wing Commander Roly Falk).
Le 30 juillet 1943, lors d’un vol à bord du W4046, Davie est victime d’un blocage de ses ailerons en raison des très basses températures qui règnent à 9‑000 mètres. Devenu incontrôlable, l’avion éjecte son pilote qui ne porte qu’une chemisette et un pantalon. Par chance, son parachute s’ouvre tout seul. Il ne survivra à cette expérience traumatisante que pour être tué au mois de décembre 1943 dans l’accident d’un des prototypes du Gloster F9/40. En attendant, il est mis sur la touche et remplacé par le Squadron Leader B.H. Moloney...

Renseignements : Caraktère - 3120, route d'Avignon - 13090 Aix-en-Provence - Tél : 04 42 21 06 76
www.caraktere.com

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