Aérojournal : Histoire de la guerre aérienne

17 AOÛT 1943
Depuis son réveil, le Brigadier General Frederick L. Anderson fait la moue. Pourtant, depuis un an, il a appris que son VIII Bomber Command doit compter avec un ennemi supplémentaire : la méteo. Mais il ne parvient pas à s’y faire. Il ne compte plus le nombre de missions qui ont dû être retardées, voire annulées, à cause des caprices d’un temps si typiquement britannique. Ce matinlà, surprenant les météorologistes, un épais brouillard a envahi tout le sud de l’Angleterre. Aucune amélioration n’est prévue avant de longues heures et « l’heure zéro » a été fixée à 08h30.
Les télétypes crépitent déjà depuis de longues minutes dans toutes les salles d’opérations des unités concernées par la mission n° 84. Des dizaines de pages détaillent les différents horaires
(décollage, assemblage, changements
de cap, bombardement, etc.), les
objectifs impartis, primaires et secondaires,
les fréquences et les indicatifs
radio, ainsi que toutes les instructions
particulières, comme la composition
des Combat Wings, c’est-à-dire la
position respective de tous les Squadrons
dans le dispositif général...
Curieux destin que celui du Potez 637. Considéré comme un modèle de transition en raison de ses médiocres performances, il sera néanmoins préféré par les unités au Potez 63.11, censé le remplacer pour la reconnaissance stratégique.
Envoyée en Sicile pour renforcer les forces aériennes de l’Axe engagées en Méditerranée, la 7./JG 26, commandée par Joachim Müncheberg, va réussir un véritable prodige. En quelques semaines, une dizaine de Messerschmitt 109 vont contraindre l’état-major allié à réviser sa stratégie pour l’ensemble du théâtre. Quand l’escadrille quittera la Sicile, trois mois plus tard, elle aura revendiqué 42 victoires sans la moindre perte au combat !
Lorsque les Alliés et les Allemands se lancent dans le développement du réacteur, deux conceptions s’opposent. Les premiers optent pour la technique du réacteur centrifuge, plus simple et plus fiable, les seconds pour celle du réacteur axial, plus performant, plus prometteur, mais plus complexe à produire et à mettre en oeuvre. Pour les avions de combat, l’avenir prouvera que les Allemands s’étaient engagés dans la bonne voie.
ÉLÉGANT BOMBARDIER bimoteur léger conçu par la Bristol Aeroplane Company, le Blenheim allait tenir un rôle proéminent au sein de la Royal Air Force pendant les deux premières années de la guerre. Sans doute ce fait relève-t-il davantage du hasard que de la volonté de l’Air Ministry dont les cahiers des charges étaient alors plutôt conservateurs. Au milieu des années trente, les biplans ou, à la rigueur, les monoplans mais à train fixe, constituaient la norme en termes de programmes militaires. Les innovations du genre revêtement travaillant et trains d’atterrissage rétractables étaient alors considérées comme trop en avance sur leur temps et comme induisant un facteur risque trop élevé.
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Batailles & Blindés Ligne de Front Trucks & Tanks Tenue de campagne