Conçu comme chasseur d’escorte à long rayon d’action, le Republic P-47 Thunderbolt s’est fait voler la vedette par le P-51 Mustang. Sa carrière se serait probablement arrêtée au milieu de l’année 1944 si sa robustesse légendaire, son puissant armement intégré et sa capacité d’emport de charges externes aussi diverses que variées ne lui avaient pas ouvert une autre voie dans laquelle il brillera plus que nul autre. On peut dire aujourd’hui que le P-47 fut sans contestation possible le meilleur chasseur-bombardier de la Seconde Guerre mondiale. L’US Army Air Force crédite officiellement le P-47 de 545 000 sorties, en près de 2 millions d’heures de vol, et de 3 752 avions ennemis détruits en vol et 3 325 autres au sol. Son taux de pertes est l’un des plus faibles des monomoteurs américains – 0,7% – en grande partie grâce à sa solide constitution et sa grande fiabilité. Un bilan très impressionnant pour un appareil qui fut, somme toute, un avion de chasse assez moyen.
Plus d’un tiers des avions perdus, près de cinq cents
aviateurs tués ou faits prisonniers, des dizaines de
blessés. La malchance, les mauvais jugements, les
erreurs, les fautes de discipline ont contribué à ce
résultat particulièrement désastreux. Rarement une
mission n’aura été aussi coûteuse.
Mais « Tidal Wave » ne fut pas une mission comme
les autres. De toute la guerre, elle fut la seule de cette
importance à avoir été exécutée à basse altitude par
des bombardiers lourds de l’US Army Air Force.
L’objectif était vital, rien de moins que la « station service
de la Wehrmacht », et justifiait à lui seul tous
les risques qui ont été pris. Les résultats ne furent
malheureusement pas à la hauteur des espérances du
haut commandement. En août 1943, l’USAAF n’avait
simplement pas les moyens de ses hautes ambitions.
Voici l’histoire de cette mission vraiment pas comme
les autres.

Ce titre accrocheur, voire racoleur, est souvent l'occasion pour la plupart des auteurs d'entraîner leurs lecteurs dans de vrais romans de science-fiction en laissant libre cours à leur imagination débordante et en fantasmant à propos de ce qui aurait pu être si... Oui, mais voilà, l'histoire de la Luftwaffe s'est arrêtée le 8 mai 1945. Pourtant, lorsque l'Allemagne a capitulé, les ingénieurs aéronautiques allemands planchaient déjà depuis de nombreux mois sur les projets du futur. Bien que parfois fragmentaires et éparpillées, les archives existent. Jean-Claude Mermet, auteur du hors série d'Aéro-Journal sur les Bf 109 G et K, s'est fait une spécialité de suivre ce jeu de piste avec la minutie et la méticulosité qui le caractérisent. Et c'est uniquement en se fondant sur les archives des constructeurs qu'il a bâti son texte. Ce hors série ne s'intéresse qu'aux projets reconnus et officiellement proposés au ministère de l'Air allemand. Pour différentes raisons, que l'auteur explique clairement, la plupart ne seraient jamais entrés en production. D'autres, au contraire, auraient pu connaître une belle carrière si les événements n'en avaient pas disposé autrement. À tel point, que les vainqueurs, Américains, Britanniques, Soviétiques et même Français, ont récupéré à leur profit cette technologie très en avance sur son temps et, à partir de la fin des années quarante, de nombreux avions de combat de la Guerre froide - d'un côté ou de l'autre du Rideau de fer - portaient très distinctement la griffe de Kurt Tank, de Willy Messerschmitt et de quelques autres. Ce hors série est abondamment illustré de plans quatre vues à l'échelle 1/72e, de profils et de vues 3D en couleur.

Très curieusement, les débarquements alliés en Provence sont souvent négligés, sinon ignorés. Dragoon n’a pas l’aura d’Overlord et on se demande bien pourquoi, puisque cette opération amphibie est considérée, à juste titre, comme la plus réussie de toute la guerre en Europe. En outre, la quasi-totalité des forces terrestres, aériennes et navales françaises a pris une part très active à cette opération et cet aspect des choses aurait dû retenir l’attention de nos compatriotes.
Peut-être a-t-elle été victime de son propre succès ? La faible résistance opposée par les Allemands n’a pas permis de mettre en relief des actions médiatiques comme l’a été la contre-attaque de Mortain ou la poche de Falaise sur le front normand. Peut-être aussi que la libération de la capitale, qui a précédé celle de Marseille et de Lyon, a eu un retentissement beaucoup plus fort au sein de la population, parce qu’en France, Paris sera toujours Paris. Pourtant, sur le plan de l’action combinée air-mer-terre, Dragoon est un modèle du genre. Dans les domaines de la surprise, de l’exploitation et des résultats, elle n’a guère d’équivalent. En libérant rapidement une bonne moitié du territoire français, Dragoon a eu sur les armées allemandes le même effet que ces souffleries qui propulsent devant eux les feuilles mortes. Il n’y a qu’une ombre au tableau : les Américains laisseront filer la XIX. Armee, qu’ils retrouveront devant eux en Alsace.
Sur le plan aérien, la totale suprématie des Alliés n’a pas laissé beaucoup de place aux combats. D’ailleurs, écrasée sous le nombre, la Luftwaffe a déserté le ciel provençal quelques jours après les débarquements. Après le mois d’août, elle n’interviendra plus sur le sol français que de manière sporadique et rarement au-dessous de la Loire.
Si les débarquements de Provence ont fait l’objet d’un certain nombre d’ouvrages, jamais leur volet aérien n’avait été abordé de manière aussi précise et détaillée.

En raison de la dispersion des sites de production, du chaos régnant dans les dernières
semaines de la guerre, de la disparition de nombreuses archives chez Messerschmitt
et ses sous-traitants, il est probable que l’on ne connaîtra jamais le nombre précis de
Messerschmitt Bf 109 construits pendant la guerre. L’estimation la plus fiable tourne
autour de 33 675 exemplaires, dont quelque 26 000 Bf 109 G et K.
Après des années de patientes et minutieuses recherches dans les archives de
Messerschmitt et de Daimler-Benz et avec le concours de spécialistes reconnus et de passionnés
anonymes, Jean-Claude Mermet a établi ce guide destiné à faciliter l’identification
des versions G et K de ce célèbre chasseur.
Pour clarifier la situation, l’auteur a imaginé une nomenclature, à la fois simple et efficace, permettant
de classer les différents éléments (capots, dérives, ailes...) en fonction des moteurs
et des versions de la cellule.
Les nombreuses photos et profils couleur contenus dans cette monographie offrent autant
d’exemples illustrant son propos.
Ce guide est tout autant destiné aux amateurs de la Luftwaffe en général et aux passionnés
du Messerschmitt 109 en particulier qu’aux maquettistes qui, tous, en tireront de
précieux renseignements.
Renseignements : Caraktère - 3120, route d'Avignon - 13090 Aix-en-Provence - Tél : 04 42 21 06 76
www.caraktere.com
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